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LA SORCELLERIE

La séparation du couple

C’est l’affectation la plus fréquente, et celle qu’Allah a citée pour illustrer la gravité que peut atteindre la sorcellerie : « ils apprennent auprès d’eux, ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse » La Vache, 2/102. Il y a deux symptômes révélateurs : la femme ne supporte plus son mari sexuellement et ne sent plus de plaisir dans les rapports ; ils se disputent sans raison, s’aiment quand ils se séparent et se disputent dès qu’ils se retrouvent. Ces symptômes se déclenchent brusquement après une période de vie normale ou même avant d’avoir commencé la vie commune. Les disputes normales se distinguent des disputes dues à la sorcellerie par le fait qu’elles ont une cause solide et bien connue et peuvent être gérées avec la raison. Les deux symptômes ci-dessus sont très révélateurs de sorcellerie. Si rien n’est fait pour l’enlever, la dispute peut s’aggraver jusqu’à détruire l’amour du couple et atteindre un point de non retour, surtout quand les familles s’en mêlent. Aussi est-il important de diagnostiquer la sorcellerie le plus tôt possible pour limiter les dégâts.

Il se peut qu’en plus, on fasse de la sorcellerie pour que la femme ne puisse pas avoir des enfants ou pour que l’homme ne puisse pas avoir de rapports sexuels. Les formes sont variées : la femme n’a plus du tout de règles, elle ne tombe pas enceinte, elle fait des fausses couches, elle perd le bébé après quelques mois de grossesse ou le bébé meurt dans son ventre ; l’homme n’a aucune érection, il la perd en approchant de sa femme ou il la perd après avoir commencé l’acte, ce qui est le plus pénible.

Le malade qui cherche à se soigner doit tout dire sans honte pour bien cerner le problème.

Blocage du travail

La personne possède toutes les conditions pour avoir du travail mais à chaque tentative ses efforts n’aboutissent pas, sans raison valable. La place peut être promise, due ou garantie, mais il se passe quelque chose et cela n’aboutit pas ou bien la personne veut travailler mais n’a aucune énergie et aucune ambition.

3 Blocage des études

Il y a plusieurs variantes : l’étudiant ne peut pas raisonner mais seulement apprendre par cœur ; il oublie tout ; il a des maux de tête au moment d’étudier ; il arrive des problèmes au moment des examens ; il croit avoir réussi mais le résultat est insuffisant de justesse…

4 La santé

La sorcellerie peut provoquer des dérèglements très importants dans la santé. Nous avons cité la stérilité de la femme et l’impuissance de l’homme. Il y a aussi le cancer l’hémophilie, le diabète, la mort des reins ou des ovaires, l’eau dans les poumons, la chute des cheveux, l’eczéma…

Les réponses de la médecine sont :

  1.  Il n’y a rien, tout est normal ; mais la personne souffre quand même.
  2.  Il y a un problème mais on n’en a jamais vu de pareil.
  3. C’est du au stress et on prescrit des antidépresseurs qui ne font que créer un second problème sans résoudre le premier.
  4.  Vous avez telle maladie, mais on ne sait pas comment c’est venu.
  5.  Dans tous les cas, il n’y a pas de traitement ou le traitement est inefficace.
  6. L’apathie

La personne perd toute motivation et n’essaye plus de rien faire. Elle repousse sans cesse à plus tard, passe son temps à dormir, part pour des démarches mais laisse tomber…

Le faux amour

La personne, homme ou femme, n’est pas amoureuse de l’autre, mais elle est obsédée, pense toujours à elle, la voit partout et peut croire qu’elle est véritablement amoureuse, alors que logiquement, il n’y a pas d’attirance ni de raison d’aller vers elle. On retrouve le plus souvent un intérêt de la deuxième personne à se marier avec la première, qu’il soit affectif ou matériel ou bien l’intérêt d’une tierce personne.

La folie et la mort

La personne perd les pédales, doute de tout, parle toute seule, se prend pour quelqu’un d’autre, doute de tout le monde, voit des choses, établit des relations entre plein de choses, etc.

Pour la mort : la personne devient suicidaire et se sent poussée à se jeter par la fenêtre, à s’ouvrir avec un couteau, à prendre des médicaments dangereux, à se jeter devant les voitures ou autre. Ou encore elle subit des accidents très graves dont elle échappe de justesse.

 L’assujettissement

La personne obéit au doigt et à l’œil au sorcier, ou à celui qui a commandé la sorcellerie, il est incapable de lui tenir tête ou d’exprimer son désaccord. En son absence, il se peut qu’il regrette sa soumission et décide de résister ou dans certains cas même en son absence il croit avoir bien fait et défend son sorcier quand on lui dit de s’en méfier. Ce type de sorcellerie est utilisé dans plusieurs cas : pour exploiter financièrement une personne, femme voulant dominer son mari ou vice versa, mère croyant diriger ses enfants dans le bonheur, un sorcier veut utiliser quelqu’un pour poser sa sorcellerie, combiné avec de la sorcellerie de l’amour précitée…

Enfants désobéissants

La sorcellerie faite aux enfants touche le plus souvent leur comportement et leurs études. L’enfant se met à faire des bêtises à outrance et ne se calme pas avec n’importe quelle punition : lui-même ne sait pas ce qu’il lui arrive et il se sent projeté dans les bêtises et incapable de rester droit.

 Autres effets

L’emprisonnement : la personne ne sort plus ou sort difficilement d’une maison ou d’une pièce ou d’un pays.

L’énervement. Le déséquilibre de la personnalité : la personne change constamment de décision, d’avis, d’appréciation, d’humeur.

La maladie du doute, de la peur, et de l’angoisse.

Pour s’attirer constamment des problèmes.

La sorcellerie par héritage : l’enfant attrape la sorcellerie par le sang de sa mère. Il en résulte une santé fragile, la désobéissance et le refus de l’apprentissage.

La sorcellerie peut être conditionnelle : le couple se séparera après la naissance du premier enfant ; le mari perdra son travail chaque fois que sa femme le rejoindra ; etc.

Il y a bien sûr la sorcellerie que se font les gens pour « réussir » dans la vie : pour obtenir un travail, pour réussir les études, pour réussir le permis, pour gagner un jugement, pour garder des clients, etc. C’est interdit et c’est un acte de mécréance au même titre que la sorcellerie « méchante », mais je n’en parle pas car ces gens-là ne cherchent pas à se soigner.

Il n’y a pas de limite à ce qu’on peut programmer par la sorcellerie.

11 La sorcellerie dans la maison, le magasin ou la voiture

Cela provoque des disputes à la maison et la dispersion de la famille ; au magasin des disputes, une baisse de l’activité et des accidents ; et des accidents pour la voiture. On peut aussi faire la sorcellerie à n’importe quel objet.

12 Les rêves

Souvent l’arrivée de la sorcellerie est annoncée par un rêve : on est mordu par une bête, frappé par une personne, ou on tombe dans le vide ; on peut aussi voir la personne qui a fait le mal.

 

 

13 Les types de sorcellerie

Nous connaissons actuellement 4 types de sorcellerie : faite à distance, mangée, piétinée, et déposée dans le corps.

La sorcellerie mangée provoque dans 95% des cas des effets secondaires qui sont des difficultés dans le système digestif : estomac et intestins : brûlures, nausées, vomissements, nœud ou boule dans le ventre, gaz, piqûres.

Ces difficultés sont le plus souvent permanentes, mais il arrive qu’elles se manifestent un certain temps puis disparaissent. Elles sont médicalement inexplicables, mais les brûlures peuvent s’atténuer avec un traitement médical.

Quand la personne reconnaît ces difficultés dans son ventre et qu’elle a des symptômes de sorcellerie parmi ceux décris plus haut, elle peut être quasi sûre d’en avoir mangé. Notons aussi que la sorcellerie peut être mangée accidentellement : elle était destinée à une personne et une autre l’a mangée.

La sorcellerie piétinée est le plus souvent accidentelle : la sorcellerie traînait là pour une raison ou une autre, et quelqu’un a marché dessus. Il en résulte surtout des affectations cutanées : des plaies, des eczémas et des boutons dans le corps et surtout dans les jambes, souvent qui se déplacent dans le corps, et qui sont médicalement inexpliqués. Cela peut aussi causer la chute de cheveux, ou un affaiblissement des jambes. Il n’y a pas les affectations de séparation du couple, de blocage du travail ou autre, mais seulement les affectations physiques. Parfois, on dépose la sorcellerie sur la route de quelqu’un – le plus souvent devant sa maison – pour l’atteindre. Elle joue alors l’effet voulu et ne se limite pas aux affectations cutanées.

La sorcellerie déposée signifie que le sorcier envoie un djinn déposer la sorcellerie dans le corps de la personne. Le plus souvent, cela est mis dans les ovaires de la femme pour empêcher qu’elle ait des enfants. Cela peut aussi être mis dans le sexe de l’homme pour l’empêcher d’avoir des rapports. Elle est aussi mise dans toute partie du corps pour provoquer des douleurs et un dysfonctionnement. Enfin, il arrive qu’elle soit déposée dans le corps simplement parce que le sorcier a aussi envoyé des djinns dans la personne, et la sorcellerie déposée les empêchera de partir tant qu’elle est présente ; si le malade va se soigner et qu’on essaye de lui enlever les djinns alors qu’ils sont liés à une sorcellerie déposée dans le corps, et que la personne qui le soigne ne sait pas la lui enlever ou ne s’en rend pas compte, elle aura beau tout faire, les djinns ne partiront pas. Donc, la sorcellerie peut être déposée dans le corps simplement pour compliquer le rétablissement de la personne si elle essaye de se soigner. On peut s’en douter quand on sent une douleur permanente ou récurrente dans un endroit bien spécifique.

La sorcellerie faite à distance est la plus classique et la plus fréquente, mais elle peut être compliquée en employant des symboles. Accrochée dans un endroit en hauteur, elle aura pour effet de dominer la personne, de l’envelopper de façon à ce qu’il tourne en rond et fasse du sur place quand il essaye de progresser dans sa vie. Elle a aussi l’effet de sortir son mental de la réalité, de façon à ce qu’il vive dans un monde imaginaire, que ce soit le doute, la crainte, l’indécision, le changement d’humeur ou autre. Enterrée dans la terre, elle aspire la personne de ses forces et de son énergie, rend son sommeil non reposant, et lui donne un air déprimé et vil et une mentalité de perdant. Enterrée dans une tombe, la personne devient comme morte, apathique, et il y a un lien avec la mort : la personne ne voit plus son avenir, et se laisse aller au jour le jour, elle pense à la mort, ou rêve de morts. La sorcellerie peut être faite avec le sang des règles : il en résulte des difficultés gynécologiques, des difficultés au moment des rapports et / ou une altération des sentiments affectifs. Une sorcellerie avec une chaîne ou un cadenas sert à enchaîner une personne pour l’empêcher de vaquer à ses affaires. Elle peut aussi servir à enchaîner des djinns dans la personne. Ensuite, les symboles utilisés sont vraiment illimités : graisse pour que la personne engraisse, oreilles d’âne pour qu’elle soit un âne, peau de crocodile pour qu’elle soit méchante et agressive, tête de porc pour qu’elle tombe dans la débauche sans retenue, papiers administratifs pour bloquer ses démarches administratives.

 

 

 

 

14 Sorcellerie multiple

Toutes les sorcelleries précédentes peuvent être combinées sans aucune limite. Tant qu’on ne se soigne pas, on garde la sorcellerie à vie et on les accumule avec l’âge. Mais il arrive aussi que l’on veuille tellement de mal à quelqu’un qu’on lui en fasse plusieurs d’un coup ou qu’on lui en refasse régulièrement, si bien qu’il se retrouve rapidement avec un nombre très élevé de sorcellerie. Quand la personne commence à être submergée de sorcellerie, elle se met à perdre totalement le contrôle de sa personne et de sa vie.

 

15 Sorcellerie en série

Il arrive aussi que le sorcier fasse plusieurs sorts en une fois, de façon à ce que chaque fois qu’un sera enlevé, le suivant entrera en action. On voit alors le malade se rétablir pendant quelques jours puis rechuter. Il se peut aussi que le sorcier fasse un suivi du malade : il est informé par des djinns chaque fois qu’il se soigne et lui refait de la sorcellerie. La différence avec le premier cas est que la sorcellerie est différente à chaque fois. Ce dernier cas est très rare et signifie que le sorcier en veut personnellement au malade.

16 Réaction à la lecture

– On peut aussi interpréter les réactions de la personne à la lecture du Coran pour aider à la diagnostiquer.

– La réaction la plus typique de la sorcellerie est la chaleur dans tout le corps : c’est la sorcellerie qui brûle.

– La personne peut aussi ressentir des choses qui sortent d’elle : c’est la sorcellerie qui s’en va.

– Quand elle sent une lourdeur ou la chair de poule, si elle ne supporte pas le Coran, qu’elle étouffe, qu’elle s’énerve : cela révèle la présence de djinns.

– La personne peut se détendre, se calmer et s’endormir : cela peut avoir deux significations. Soit on lui a fait de la sorcellerie pour qu’elle soit nerveuse ; avec la lecture, l’effet de la sorcellerie baisse et la personne se détend. Soit on lui a fait pour qu’elle soit toujours fatiguée ; elle se repose alors et s’endort d’un sommeil reposant.

– Si la personne bouge ou parle sans que ce soit elle qui le fasse, on est en présence d’un djinn.

– Mal de tête : cela est dû à des djinns dans le corps ou extérieurs. Il peut aussi y avoir de la sorcellerie déposée dans la tête.

– Beaucoup de réactions : la personne doit avoir plusieurs affectations. Cela est suivi généralement par de la fatigue et un épuisement.

– Pas ou peu de réaction : la personne est légèrement atteinte ou pas du tout ou le djinn est à l’extérieur de son corps et l’influence de l’extérieur. Dans ce cas, la lecture permet simplement de brûler le lien du djinn avec la personne sans atteindre le djinn et cela est suffisant pour l’enlever. Il se peut bien sûr que le lecteur soit trop faible.

– Il ne faut pas oublier que diagnostiquer un djinn ou de la sorcellerie n’exclut pas l’autre. Le diagnostic est toujours minimal.

 

 

 

 

 

 

 

17 Certains amalgames

Des fois, des parents viennent nous voir parce que leur fille est partie avec un non musulman, et pensent que c’est dû à la sorcellerie. Dans tous les cas, c’était un amour naturel et non un effet de la sorcellerie. Il se peut que la fille ait changé de comportement et qu’elle ait rompu ses liens avec sa famille ; le plus souvent c’est à cause du manque de dialogue et d’ouverture d’esprit. Cela n’exclut pas qu’elle ait de la sorcellerie touchant d’autres domaines et que cela a affaibli sa capacité à confronter le problème familial et la pousse à fuir la situation. On nous demande parfois de faire quelque chose pour qu’un enfant ou un conjoint qui a fugué revienne : cela est pure sorcellerie, il n’y a qu’à prier et demander à Allah, tout en acceptant l’épreuve d’Allah avec patience. Certains pensent qu’on peut faire la sorcellerie « pour le bien » ; c’est complètement faux, la sorcellerie est un acte de mécréance, quelle que soit la finalité recherchée. Certains veulent faire réussir un mariage, un examen ou un jugement : tout cela est pure sorcellerie. S’il y a un effet néfaste dû à la sorcellerie, on peut l’éliminer en éliminant la sorcellerie. Sinon, il ne faut pas intervenir sur le cours naturel des choses. Priez Allah et faites de bonnes œuvres pour qu’Il bénisse votre vie.

Certains pensent qu’il faut « s’en remettre à Allah » et refusent d’attribuer leurs problèmes à la sorcellerie. Il faut d’abord savoir que le Prophète, bénédictions et salut sur lui, a dit : « Allah, Puissant et Majestueux, a créé avec chaque maladie son remède ; soignez-vous donc » (rapporté par Ahmed). Le corps, le temps, l’argent, les relations avec les autres, sont des dons d’Allah qu’on ne peut se permettre de laisser dépérir par négligence : nous devons les entretenir et parer aux déficiences. Rappelons que le Prophète, bénédictions et salut sur lui, et les compagnons, affrontaient tous les problèmes en usant du maximum d’intelligence et en exploitant tous les moyens disponibles ; c’est donc une erreur de croire qu’on s’en remet à Allah en négligeant les causes.

Par ailleurs il est effectivement une erreur d’attribuer à la sorcellerie des problèmes qui n’y sont pas dus, tout comme il est très dommageable d’attribuer des problèmes de sorcellerie à autre chose. On fait la part des choses avec le critère suivant : ces problèmes ont-ils une explication rationnelle ? Arrive-t-on à les surmonter de façon normale, avec l’effort et les causes ? Il arrive que la sorcellerie accentue un point faible de la personne : colère, indécision, timidité…on passe alors d’un état de faiblesse à un dérapage incontrôlé : là où la personne ne se maîtrise pas et n’arrive pas à faire ce qu’elle pense être le meilleur, la sorcellerie – parfois accompagnée d’un djinn – prend les rênes et c’est le dérapage. Ceci dit, je vous conseille de ne pas insister pour soigner les gens qui refusent de croire à la sorcellerie où qui pensent s’en sortir sans votre aide ; vous aurez déjà assez à faire avec ceux qui veulent s’en sortir, et ceux qui tiennent le moins à votre aide sont ceux qui vont causeront le plus de problèmes, et témoigneront le moins de reconnaissance. Cependant, laissez toujours la porte ouverte au cas où ils changeraient d’avis. Conseillez-lui de prier Allah de lui montrer le problème et la solution.

Les jeunes qui ont vécu en France, non habitués à ces histoires de sorcellerie, ont parfois du mal à y croire. Pourtant, un grand nombre de cas de délinquance, d’échec scolaire et professionnel, de déchirure familiale et de déséquilibre de personnalité s’expliquent par la sorcellerie.

 

 

1 La sorcellerie.

La raison la plus fréquente est la sorcellerie. La sorcellerie n’est pas forcément accompagnée par un djinn, mais on envoie parfois un djinn pour accentuer l’effet de la sorcellerie. Par exemple, pour séparer un couple, le djinn peut donner au mari une apparence effrayante ou repoussante pour la femme ; pour empêcher quelqu’un de travailler, ils font que l’employeur n’ait pas confiance en lui ou qu’il le rejette… mais là où les djinns interviennent le plus, c’est la perturbation mentale du malade ; il devient en proie à des pensées et des obsessions interminables, comme si quelqu’un parlait dans sa tête à longueur de journée. Ils interviennent aussi beaucoup dans les maladies et douleurs physiques pour perturber le fonctionnement du corps.

Les djinns envoyés par la sorcellerie sont forcés de faire le travail. Ils peuvent être bons, musulmans et pratiquants ou méchants et mécréants. Les bons feront le travail à contre cœur et les méchants en rajouteront. Il existe aussi des djinns qui travaillent volontairement pour les sorciers. Cela est extrêmement développé en Afrique, où les djinns vont même choisir et former un sorcier si le leur est mort.

2 La vengeance

Les djinns vivent autour de nous. Ils sont très nombreux dans les endroits désaffectés et inhabités par l’homme. Les endroits sales et humides sont particulièrement habités car les djinns trouvent leur nourriture dans les restes et les excréments. Ils sont aussi dans les maisons, surtout vieilles et mal entretenues, mais aussi dans les maisons neuves et bien entretenues. En vivant autour de nous, ils nous évitent ; mais il suffit d’un geste brusque sans avoir dit « Bismillah » ou de lancer une chose ou de l’eau chaude, et que cela atteigne l’un d’eux, pour que ça leur fasse très mal ou même un handicap physique ou la mort. Il arrive alors qu’ils se vengent ou qu’ils vengent un de leurs proches en frappant la personne qui leur a involontairement fait du mal. La personne peut alors être à moitié paralysée ou engourdie, elle peut être angoissée ou déprimée, elle peut avoir des envies suicidaires ou des pensées harcelantes ou autres manifestations. Cela s’accompagne souvent de cauchemars : la personne est frappée ou poursuivie par des êtres effrayants.

Les djinns ont moins de raison que nous et plus de passion. Ils ont trois passions fortes : l’orgueil, l’amour et la vengeance. Un djinn peut se venger sur une personne toute sa vie. Il ne va plus faire que ça, et ne fait plus rien d’autre dans sa vie.

3 L’amour

Cela arrive quand on se déshabille sans dire « Bismillah » : les djinns nous voient nus, et ils peuvent être sexuellement stimulés comme quand nous regardons des personnes déshabillées car il y a une certaine compatibilité sexuelle entre hommes et djinns. Bien entendu, avoir des rapports sans dire « bismillah » ou toute pratique sexuelle interdite ne manquera pas d’attirer beaucoup plus encore les djinns. Les djinns mâles tombent amoureux des femmes et les djinns femmes (djinniya) tombent amoureuses des hommes – les cas d’homosexualité sont rares chez les djinns. Ce que les djinns aiment chez les humains, c’est les personnes qui n’ont dans leur cœur aucune méchanceté pour personne. Aussi, comme on doit aimer le bien, il faut détester le mal et ne pas avoir de pitié pour les injustes. Il ne faut pas être gentil au point de faire pour les autres ce qu’en vérité on ne veut pas faire. Une personne qui a bon cœur ferait mieux d’écouter son cœur que d’écouter ceux dont les cœurs ne sont pas aussi bons. La mentalité d’accepter de subir les autres prédispose la personne à subir les djinns ou la sorcellerie.

Il arrive que cet amant passe inaperçu. Le plus souvent la personne aura des rêves érotiques. En général, ces rêves ne sont pas « difficiles » pour les hommes mais plutôt très agréables car la djinniya vient sous la forme idéale pour l’homme. Ils sont aussi d’une fréquence très élevée alors que la normale pour un jeune célibataire est une fois tous les 10-15 jours. Quand c’est une femme qui subit le djinn amoureux, les rapports sont très intenses. Si elle refuse ou résiste, elle peut être forcée et bloquée. C’est le fameux « boughattat » : on se sent bloqué au moment de s’endormir et on se débloque dès qu’on fait un geste ou qu’on prononce le nom d’Allah. Il arrive aussi que le djinn vienne sous la forme de son mari pour la tromper, et une fois l’acte fini, elle se rend compte que ce n’était pas lui. Quand la personne est mariée, il arrive que le djinn accepte le conjoint ; mais le plus souvent il ne le supporte pas, et donc la personne ne supportera plus son conjoint. Cela arrive plus aux femmes. Le mari doit alors s’y prendre avec douceur pour avoir des rapports. S’il insiste, il se peut que la femme s’énerve, pleure et cela finira en dispute.

A la limite, si la personne accepte de se marier avec le djinn, elle peut avoir des enfants avec lui. Les enfants seront à cheval entre les deux mondes : si la mère est humaine et le père djinn, ils seront plus humains ; dans le cas contraires, ils seront plus djinns. Mais il arrive aussi que la femme a un retard de règles puis elles arrivent et on lui présente son enfant djinn en rêve.

Il faut comprendre que la formation des couples chez les djinns est différente de la nôtre. Ils n’ont pas de mariage avec cérémonie et témoins ; il suffit que l’un aime l’autre, ils vont ensemble et c’est un couple fidèle et attaché. Avec les humains, ils se comportent de la même façon, et trouvent légitime de défendre jalousement leur conjoint contre tout concurrent. Même des djinns musulmans pratiquants peuvent se retrouver dans cette situation.

4 L’hébergement

Les djinns ont une vie très simple par rapport à la nôtre. Ils ne transforment pas la nature et vient dans l’environnement qu’ils trouvent. Ils cherchent des habitations appropriées et ne peuvent en aménager. Ils cherchent de la nourriture : restes et excréments, et ne peuvent pas en préparer ou en emmagasiner. A part ces deux soucis, ils n’ont plus grand-chose à faire. Certains se consacrent à l’adoration, d’autres fondent une famille et d’autres passent leur temps à combattre. D’autres encore fréquentent les endroits malsains et participent aux vices des hommes. Quand un djinn est dans un corps humain, il est nourri et logé, et en général n’en demande pas plus pour être bien. Pour cela des djinns peuvent venir habiter chez des êtres humains uniquement pour se loger. Mais il leur faut une brèche pour entrer : c’est la présence de sorcellerie, mauvais œil ou djinn chez la personne. Donc, à partir du moment où une personne est touchée par un ou plus de ces problèmes, elle est exposée à être habitée par des djinns qui cherchent un hébergement. Malheureusement, les invocations protectrices ne garantissent pas une protection suffisante à partir du moment où la personne a une brèche, comme une blessure expose le corps aux microbes et les règles d’hygiène usuelles ne suffisent plus.

Souvent, le djinn hébergé ne se manifeste pas. La personne peu sentir une lourdeur dans la partie du corps où il est logé. Il arrive qu’il y ait interaction entre les deux : le djinn transmet à la personne ses sensations et ses émotions : peur, joie, déprime, colère, attirance ou répulsion vers une chose quelconque, notamment vers a religion ; la personne aussi peut imposer au djinn ses sentiments et le forcer à devenir comme elle ou à s’effacer devant elle ou à partir.

Par ailleurs, s’il y a un autre djinn dans le corps, les deux djinns peuvent interagir jusqu’à se battre ou un des deux peut être écrasé par l’autre ou caché par sa présence.

Le djinn peut venir habiter chez une personne pour une autre raison : si la personne progresse bien dans l’islam, il arrive que les diables détachent un diable particulier pour s’occuper de lui. Iblis est un djinn et n’a jamais été un ange. Seulement les djinns sont d’une nature volatile et changeante. Quand ils sont pieux, ils deviennent purs et ressemblent aux anges ; plus ils sont méchants et mécréants, plus ils deviennent noirs et ténébreux. Avant de désobéir à Allah, Iblis était tellement pur qu’il était assimilé aux anges. Quand il a désobéi, il fut maudit et transformé en diable. Il fut à tel point maudit et diabolisé que sa descendance sont tous des diables. Il y en a de deux sortes : ceux qui sont liés à la personne ; ils naissent avec elle de l’union des diables des deux parents ; et ceux qui sont libres : ils se concertent, programment et œuvrent pour pousser les gens vers l’enfer. Quand une personne suit la religion, elle arrive assez facilement à dominer son diable au niveau physique mais les pensées et les émotions sont plus difficiles à contrôler. Quand la personne réussit une « percée » spirituelle et se rapproche d’Allah, de façon à contrôler ses pensées et ses émotions et à ne plus laisser aucune possibilité d’influence au diable qui lui est attaché, les diables la considèrent comme « dangereuse » et lui délèguent un diable ou parfois un djinn travaillant pour le diable ou encore un métis djinn – diable, pour l’égarer. Il essaye alors de l’énerver, de le disputer avec les gens, de l’empêcher de se consacrer à la spiritualité, de l’attirer vers des péchés, etc.…Ce cas est rare, car rares sont les personnes qui ont dominé leur diable, mais il est bon à connaître et vous le trouverez parmi les plus engagés dans la religion. Il arrive aussi que parmi les djinns venus habiter dans la personne, un soit musulman ou se convertit à l’islam, et essaye d’aider la personne ; elle est alors tiraillée entre plusieurs effets.

Le djinn peut aussi changer de statut : il peut venir par la sorcellerie, puis tomber amoureux ou rester après l’enlèvement de la sorcellerie pour être logé et nourri ou il peut venir pour se loger et tomber amoureux de la personne. Il en résulte que plus quelqu’un reste malade longtemps, plus il risque d’accumuler des problèmes avec le temps jusqu’à complètement perdre la raison ou devenir un clochard. Il faut donc traiter les choses jusqu’au bout et ne pas négliger un problème sous prétexte qu’il est supportable car il peut en causer d’autres.

5 Les djinns dans la maison

Les vieilles maisons et les maisons abandonnées sont presque toujours habitées, et les maisons neuves le sont souvent. Il est beaucoup plus facile aux djinns d’entrer dans une maison et de s’y installer qu’aux habitants de les empêcher (pour cela voir la prévention, chapitre III §D.1).

Le plus souvent les djinns passent totalement inaperçus. Quand ils sont croyants et pratiquants, on sent une atmosphère légère et agréable ; ces djinns croyants habitent souvent chez les gens très pratiquants dont la maison est animée par le Coran, les prières, les invocations et les discussions religieuses. Les djinns ne sont pas forts en science, n’ont pas accès aux livres et n’ont pas beaucoup d’activités et d’initiatives religieuses ; pour progresser dans la religion, ils cherchent une ambiance de religion chez les humains.

Malheureusement ces bons djinns sont rares. La majorité ne sont ni bons ni mauvais, comme les hommes ordinaires qui font leur vie sans plus, et ceux qui se font le plus remarquer sont les mauvais qui détestent les pratiquants. Quand ceux-là sont dans la maison, on ressent une ambiance lourde, et les personnes touchées par de la sorcellerie, un mauvais œil ou un djinn, ainsi que les petits enfants, le ressentiront plus, et verront même parfois des djinns sous diverses formes. Les djinns pourront aussi leur nuire en perturbant leur sommeil et en leur faisant faire des cauchemars. A force de vivre ensemble tôt ou tard les habitants de la maison frapperont accidentellement des djinns et subiront leur vengeance ou se déshabilleront sans dire « Bismillah » et des djinns seront amoureux d’eux. Si en plus certains membres de la famille ont subi la sorcellerie, ils subiront encore plus puisque les djinns pourront entrer en eux sans cause.

Il se peut aussi que les djinns dans la maison soient envoyés par la sorcellerie ; à ce moment-là, ils œuvrent directement pour nuire aux habitants de la maison

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